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J’AI SI PEU PARLÉ MA PROPRE LANGUE

Compagnie L'Esprit de la Forge - Agnès Renaud

J'ai si peu parlé ma propre langue - Centre André Malraux - Scène(s) de Territoire - Hazebrouck
Mardi 7 décembre 2021 à 20h00
Espace Flandre
Hazebrouck

Scolaire à 14h30

Théâtre / Création

J'ai si peu parlé ma propre langue

Compagnie L'Esprit de la Forge / Mise en scène d'Agnès Renaud

Une écriture collective qui s’ancre dans l’Algérie d’avant l’indépendance, les années De Gaulle et l’émancipation des femmes

Aujourd’hui, la Radio Amicale du Soleil, « la radio de tous les rapatriés d’Algérie », rend hommage à Carmen Sintès, figure emblématique du quartier. Diffusée en direct et en public, l’émission rassemble autour de la table et de sa présentatrice Rosa Crémieux plusieurs invités qui ont bien connu Carmen : Jeannine, sa meilleure amie depuis les années de jeunesse en Algérie et une invitée surprise, l’autrice Angèle Deriaut. Durant plus d’une heure, Rosa et sa jeune chroniqueuse Mathilde se livrent à un travail d’enquête, déroulant le fil de l’histoire d’une femme prise dans les bouleversements du XXe siècle, des évènements d’Algérie aux premières revendications féministes.

Entre document, enquête, fiction, l’émission tisse et croise la trajectoire de Carmen mais aussi de ses doubles féminins Angèle et Jeannine, et des 4 interprètes. Une histoire de femmes qui se répondent à 60 ans d’écart.

 

Ecriture collective
Mise en scène : Agnès Renaud
Avec : Marion Duphil-Barché, Pauline Méreuze, Diane Regneault et Flore Taguiev
Et la voix de Jeanine Renaud
Scénographie : Claire Gringore
Lumières : Véronique Hemberger
Univers sonore : Jean de Almeida
Costumes : Lou Delville
Construction d’éléments : Malik Labiod
Régie : Romain de Boysson et Martin Rumeau

Photos : Laurent Nembrini

J’ai si peu parlé ma propre langue interroge la construction de l’identité, la fabrication des récits de l’histoire, la réécriture de la mémoire, le rapport à la création et à l’écriture, à travers le parcours d’une femme d’une rive à l’autre de la Méditerranée.

Les expressions « Algérie française », « guerre d’Algérie », « pied-noir », la mémoire divisée des témoins, sont un terreau fascinant pour décortiquer la façon dont un discours se construit, devient dominant, se répand, simplifie l’histoire jusqu’à la réécrire.
A chaque époque sa vision transformée du passé.
Aujourd’hui comme hier, l’histoire des vagues migratoires subit des réécritures successives.
Comment alors dépasser les clichés, déconstruire les images toutes faites servies par les politiques et les media, provoquer le débat, être porteur de sa propre parole ?

Coproduction : M.A.L. de Laon (02), Centre André Malraux – Scène(s) de Territoire d’Hazebrouck (59)

Soutiens : Comédie de Béthune (62), Acb scène nationale de Bar-Le-Duc (55), Ville de Grenay (62), SPEDIDAM

Remerciements : La Fileuse friche artistique et Le Cellier de Reims (51), La Faïencerie de Creil (60), Le Mail de Soissons (02), Le Phénix scène nationale de Valenciennes (59), Points Communs Nouvelle scène nationale de Cergy-Pontoise (95)

L’Esprit de la Forge bénéficie du soutien du Ministère de la Culture/ DRAC Hauts-de-France au titre de la compagnie conventionnée, de la Région Hauts-de-France et du Conseil départemental de l’Aisne.